Ecartelés, fouettés au milieu, tamisés en défense, les diables rouges renversent les lions de la téranga au terme d’un duel fracticide (3 – 2 ) au stadium Seattle, pour le compte des 16° de finale.

D’entrée de jeu, le Sénégal campe le décor, rythme le débat, emballe la partie.
Et maintient un style atypique. Les diables rouges sont désorientés.
Surmenés jusque dans leurs derniers retranchements, ils finissent par encaisser le coup fatal.
Ismaïla Sarr se manifeste par un tir sur le poteau à la 13°. Habib Diarra ouvre le score à la 25°. Il prolonge le ballon piqué de la tête par Ismaila sarr consécutif au centre magistral de Mané.
Le jeu décousu de la bande de De Bruyne et Courtois permet aux lions de prendre l’avantage à la pause, en l’absence du guêpier et buteur providentiel Romelu Lukaku, qui prend son mal en passience sur le banc.
De retour des vestiaires, Ismaïla Sarr concrétise la nette domination Sénégalaise et double la mise à la 51° mn de jeu.
Acculé et dépassé par le cours des événements, Rudi Garcia apporte des ajustements strucuturels particuliérement dans le secteur offensif .
Le réaménagement tactique permet à Lukaku de fixer la défense. Doku et Trossard apportent une nouvelle impulsion dynamique dans l’entre jeu et sur les côtés.
La Belgique boulverse le jeu.
Le sénégal, qui a fini d’effectuer des changements inopérants, se plombe tout seul et facilite la tâche aux Belges. Les lions reculent, cèdent le ballon et arrêtent le pressing. Les espaces sont libérés. Les diables rouges s’engouffrent dans les intervalles.
Les changements opérés par le coach sénégalais déséquilibre radicalement le système qui avait fini d’étouffer l’adversaire et de lui cisailler l’herbe sous le pieds.
Romelu Lukaku allume la mêche à la 86° mn.
Youri Tiélemans remet de la tête les pendules à l’heure. La bourde de Mory Diaw change complétement la physionnomie de la partie.
Le réalisme belge fait basculer inexorablement la partie.
Une stratégie payante. La partie est ainsi relancée.
Paniqués, les lions, mentalement abattus malgré quelques saubressauts ratent le coche.
En véritable patron de l’quipe, Youri Tielmans donne la victoire dans les ultimes secondes de la prolongation à son équipe.
Il transforme aisément le penalty suite à une faute commise sur sa personne par Lamine Camara à la 120°+5.
Les diables rouges se qualifient en 8° de finales.
Face à des lions hautement émoussés, les diables rouges ont usé de leur force mentale pour se défaire de l’étau des lions devenus malléables par la fatigue et de l’exploitation des espaces libérés par l’emprise sénégalaise.
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