Entre rupture tactique et quête de repères, les Lions entament leur métamorphose.
Arrivé à la tête de l’équipe nationale depuis peu , Patrick Vieira a installe un système managerial qui boulverse la routine conquérante des lions .

L’ordre des termes changent. Les pré-requis disparaissent pour laisser place a un nouveau mécanisme opératoire qui dépité plus d’un.
La mutation
Le passage à un 3-4-3 (ou 3-5-2) avec une défense centrale à trois (Sadibou Sané, Moussa Niakhaté, Malang Sarr) et des pistons très sollicités a demandé un temps d’adaptation.
Ce qui se traduit littéralement par un
manque de sérénité et d’autorité des lions dans les temps forts éthiopiens.
les phases de transition vers l’avant ont été marquées par de nombreuses pertes de balle axiales sous le pressing des Walya.
Le bloc sénégalais s’est souvent retrouvé coupé en deux en seconde période, forçant les milieux Pape Gueye, Idrissa Gueye à multiplier les fautes tactiques pour tuer les contres adverses, au prix de plusieurs avertissements.
La rebiffade des wayla
Soutenue par son public, l’Éthiopie a joué sans complexe, affichant 11 tirs au total et poussant le Sénégal à concéder 5 corners et à reculer en bloc bas durant le dernier quart d’heure.
Les tares de cette mutation
Le véritable problème de cette confrontation réside dans l’absence d’animation offensive structurée et le manque de continuité dans l’effort.
Un milieu ronronnant
Avec un milieu ronronnant, les gaindes Ndiaye ont concédé de l’espace et d’initiative à l’adversaire.
En reculant prématurément, le Sénégal a donné de la confiance à l’Éthiopie, se retrouvant à subir en seconde période face à une équipe pourtant limitée (11 tirs concédés).
En 90 mn, le Sénégal n’a réussi que trois tirs cadres sur sept.Et 470 passes.
L’equipe manque crucialement d’un numéro 10.
Vieira en phase expérimentale
Au niveau tactique c’est loin d’être fameux.
Les joueurs ont montré un manque de cohésion dynamique.
Le système expérimental de Patrick Vieira risque de ne pas être au top face à nos adversaires.
Le temps fait défaut. Un problème d’adaptabilité se pose.
Philosophie et lecture de jeu
Changer de fusil d’épaule du tic au tac pour un mousqueton n’est pas chose aisée.
La morphologie didactique typique du jeu identitaire sénégalais parle ouvertement au vu et au su de tout le monde.
Avec Aliou Cisse la philosophie c’etait d’abord la Sécurité défensive, le pragmatisme et impact physique.
Avec Pape Thiaw c’était plutôt la Transition rapide, la verticalité et la liberté offensive .
Avec Patrick Vieira depuis peu c’est la Possession territoriale, un bloc médian haut et un contrôle (plus ou moins évident).
Un reamenagement aurait été plus adapté.
Ce changement notoire impact forcément sur une équipe recomposée.
Le Sénégal court ainsi un risque énorme face aux grosses pointures particulièrement avec deux gauches dans la grande muraille défensive.
Vieira se cherche encore .
Dans l’optique de trouver une formule modulable bien adaptée avec un juste équilibre entre la Possession et le réalisme offensif, le senegal traîne les pieds .
Donnons du temps au temps.
D’ici là, les cardiaques n’ont qu’à prendre leur mal en patience.
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