À l’occasion de la cérémonie de dédicace de l’ouvrage consacré à El Hadji Amadou Dia Bâ, le Président a tenu à rendre un vibrant hommage à l’unique médaillé olympique de l’histoire du Sénégal. Entre émotion, souvenirs et plaidoyer pour une meilleure préparation des athlètes, retour sur un témoignage fort.

C’est avec une émotion visible et un plaisir non dissimulé que le Président s’est exprimé lors de la dédicace du livre retraçant le parcours d’El Hadji Amadou Dia Bâ. Pour Santhi Séne Hagne qui a lui-même officié pendant plus de dix ans en tant que Secrétaire général du Comité National Olympique et Sportif Sénégalais (CNOSS) , la portée de la médaille d’argent décrochée aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988 dépasse le cadre du simple exploit sportif . Pour lui, cela relève du symbole national.Et d’arrimer manifestement à titre indicatif :
« Quand, pendant près de quarante ans, le Sénégal ne peut compter que sur une seule médaille olympique, cela démontre à quel point elle est difficile à aller chercher. Derrière Dia Bâ, d’immenses athlètes se sont succédé, mais aucun n’a réussi à se hisser à son niveau. Cela s’explique par des sacrifices incommensurables ».
L’exemplarité comme cap pour Dakar 2026
Alors que le Sénégal se prépare à accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse JOJ Dakar 2026, la figure d’El Hadji Amadou Dia Bâ s’impose plus que jamais comme un phare pour la nouvelle génération. Selon le Secrétaire général Santhi Séne Hagne, ces deux semaines de célébration sportive pour la jeunesse doivent être mises à profit pour promouvoir les valeurs de travail et de persévérance incarnées par l’ancien vice-champion olympique du 400 mètres haies.
Ce relais générationnel semble d’ailleurs déjà amorcé.
Mr Santhi Séne Hagne, puisqu3 c’est de lui qu’il s’agit, a comme témoin du temps, marqué avec insistance et admiration les prouesses et performances de la jeune espoir du triple saut, Saly Sarr, considérée comme une digne héritière de cette culture de l’effort : « Nous avons aujourd’hui un exemple qui suit ses traces. Il faut mettre ces athlètes en exergue pour que nul n’ignore ce qu’ils ont accompli pour le sport sénégalais. »
« On ne prépare pas un événement, on prépare un athlète »
Interrogé sur les raisons de l’absence de successeur à Dia Bâ sur les podiums olympiques depuis 1988, le dirigeant a posé un diagnostic sans concession sur la gestion du sport national. Pointant du doigt une approche souvent trop événementielle au détriment du suivi à long terme, il appelle à un changement profond de paradigme.
« Le sport sénégalais a tendance à préparer des événements, alors qu’il faut préparer l’athlète. Un événement se prépare au jour le jour , un athlète se façonne sur le long cours. Pour espérer former un champion olympique, il faut au moins travailler sur deux olympiades » mettant fin à l’itv.
Un appel clair aux instances sportives et aux encadreurs pour bâtir une véritable politique de performance, capable de transformer l’héritage de Dia Bâ en une tradition de victoires.
M. I. S. Niang
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